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C’est un été pluvieux

15 juillet 2012

C’est un été pluvieux, un de ces étés qui commencent par trois rayons et qui s’emportent sur des notes d’automne. On regarde par la vitre et l’on n’a plus envie de sortir. On a peur d’affronter cette pluie dont on ne sait d’où elle vient. Certains te disent que les temps changent et que si tu veux retrouver l’été comme tu l’as dans ta mémoire, il faut t’exiler. D’autres te disent que cela reviendra et que de toute manière, c’est toi qui as imaginé que l’été était beau et chaud. Tu as juste effacé de ta mémoire les souvenirs de pluie, les orages et les nuits blanches passées sous les gouttes à courir là-bas ou ailleurs. Mais je ne crois ni à l’un, ni à l’autre. Les années ont passé et si j’ai compris une chose, c’est que l’été est une idée mais ce n’est pas lui qui constitue la mémoire.
Je n’ai plus envie d’être naïf, je n’ai plus envie de reculer par crainte de faire quelque chose qui pourrait m’éloigner de l’idée. J’ai choisi d’être là pour la seule raison qui ne s’explique pas. Je sais qu’il y aura des averses, qu’il fera froid parfois mais je m’en fiche. Tout ça ne compte pas. Je sais qu’il faut encore que je fasse des choix, je sais qu’il faudra encore que j’ose aller dans des directions inconnues. Mais je m’en fiche. C’est un peu comme, je pense, quand on a la foi. On sait que c’est par là qu’il faut aller, on sait qu’il y aura de l’autoroute mais aussi des chemins pleins de gravier mais rien n’y fait. Et même si le coeur peut parfois se serrer, ce n’est pas tant parce qu’il est mal traité que parce qu’il se tend au-delà des vides de la réalité. C’est douloureux et c’est beau. C’est un peu comme un coureur ordinaire qui se lance dans un marathon. Une fois qu’il est dans la course, une fois qu’il a entamé le périple, il se demande pourquoi il s’est jeté dans cette épreuve, pourquoi ses jambes lui font mal, pourquoi son souffle vient à lui manquer, mais au final, il sait que c’est là qu’il obtiendra sa satisfaction : lorsqu’il se sera dépassé, lorsqu’il aura fait sauter toutes les barrières, les limites.
Le problème n’est jamais de choisir car le choix, nous le faisons toujours même si nous voudrions que ce soit lui la source des questions. Le problème est d’entendre pourquoi nous avons fait le choix.
J’ai fait le choix d’aimer cet été et la météo peut en faire ce qu’elle veut, je ne reculerai pas. J’ai tellement de souvenirs à me faire, j’ai tellement de sourires à obtenir, j’ai tellement de choses à donner à cet été.

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